Le Nouveau-Brunswick en fait-il assez pour la prévention et le dépistage du VIH?
Christian Clavette, professeur adjoint à la Faculté de droit de l'Université de Moncton, déplore un manque de prévention et de dépistage du VIH au Nouveau-Brunswick et demande au gouvernement provincial d'en faire davantage. Dans une récente lettre d’opinion publiée dans l’Acadie Nouvelle, il a notamment exprimé ce qu'il perçoit être des lacunes en matière de prévention du VIH en raison de la difficulté d'accès à la PrEP. La PrEP, ou la prophylaxie préexposition, est un traitement préventif qui réduit le risque de transmission du virus de près de 99 %.. Selon Christian Clavette, au Québec, en Ontario, en Colombie-Britannique et en Alberta, la PrEP est bien intégrée dans les systèmes de santé tandis qu’au Nouveau-Brunswick, elle fait encore figure d’exception. J’ai constaté que la PrEP n’est tout simplement pas accessible aux membres de notre communauté au Nouveau-Brunswick. J’irais aussi plus largement, il y a un sérieux manque au niveau du dépistage. Le professeur adjoint à la Faculté de droit de l'Université de Moncton y voit aussi des inégalités au niveau juridique. Dans sa lettre d’opinion, il fait mention à l’article 7 de la Charte canadienne des droits et libertés qui protège le droit à la vie, à la sécurité et à la dignité, ainsi que l’article 15, qui garantit l’égalité devant la loi, sans discrimination. Une copie de cette lettre a été envoyée au ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, mais Christian Clavette affirme ne pas avoir reçu de réponse depuis. Avec les informations de La matinaleMoi-même je suis membre de la communauté LGBTQ + et je suis récemment arrivé d’Ottawa. Je viens de déménager à Moncton et j’ai constaté les inégalités en matière d’accès à la PrEP entre autres
, a-t-il expliqué au micro de l’émission La matinale.Des arguments juridiques
Refuser l’accès à une prévention éprouvée, qui est disponible ailleurs au pays, à des populations vulnérables chez nous, constitue non seulement une injustice sanitaire, mais possiblement une violation de ces droits fondamentaux
, écrit le professeur.À mon sens, si la politique du gouvernement ne peut pas offrir la PrEP de façon large et équitable comme dans d’autres provinces canadiennes, c’est un problème au niveau du fédéralisme. Nous avons le droit aux mêmes soins que les autres provinces
, déclare-t-il.
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