Le Canada et d’autres alliés sanctionnent deux ministres israéliens d’extrême droite
Le Canada, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande, la Norvège et l'Australie ont imposé mardi des sanctions contre deux ministres israéliens issus de l’extrême droite, pour incitation à la violence contre les Palestiniens en Cisjordanie, indiquent ces pays dans un communiqué de presse conjoint. Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, et son homologue de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, qui sont tous deux des colons, verront ainsi leurs avoirs gelés et seront interdits d’entrer sur le territoire canadien. Une décision qui a été dénoncée par Israël et les États-Unis. Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich ont incité les colons à la violence extrémiste et à de graves violations des droits de la personne des Palestiniens. La rhétorique extrémiste prônant le déplacement forcé de Palestiniens et la création de nouvelles colonies israéliennes est épouvantable et dangereuse. Ces actions sont inacceptables. Dans leur communiqué, le Canada et ses alliés affirment avoir interpellé le gouvernement israélien sur cette question à plusieurs reprises, Les pays signataires affirment, par ailleurs, que ces sanctions Les mesures prises aujourd’hui visent des personnes qui, à notre avis, compromettent la sécurité d’Israël et sa position dans le monde. Nous continuons à souhaiter entretenir une amitié solide avec le peuple israélien, fondée sur nos valeurs et nos liens communs ainsi que sur notre engagement envers sa sécurité et son avenir. Des enfants palestiniens rassemblés pour la distribution de l'aide alimentaire dans le centre de la bande de Gaza, le 4 juin 2025. Photo : Getty Images / AFP / EYAD BABA Le Canada et ses alliés réitèrent aussi leur appel pour Nous continuons d’être consternés par l’immense souffrance et des civils, y compris par le refus de leur apporter une aide essentielle. Il ne doit y avoir aucun transfert illégal de Palestiniens hors de Gaza ou de Cisjordanie, ou à l’intérieur de ces territoires, ni aucune réduction du territoire de la bande de Gaza. Réagissant à ces informations, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a qualifié cette décision de À Washington, le secrétaire d'État, Marco Rubio, a dénoncé ces sanctions, appelant le Canada et les autres pays Nous rappelons à nos partenaires de ne pas oublier qui est le véritable ennemi. Les États-Unis appellent à la levée des sanctions et se tiennent aux côtés d'Israël. Les mesures annoncées aujourd'hui surviennent quelques semaines après une mise en garde du premier ministre Mark Carney, qui a menacé Israël de Un panache de fumée s'élève dans le ciel lors d'un bombardement israélien dans la bande de Gaza, photographié de l'autre côté de la frontière, dans le sud d'Israël, le 5 juin 2025. Photo : Getty Images / AFP / JACK GUEZ Les deux ministres israéliens visés par ces sanctions s'opposent notamment à l’entrée de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza, où 100 % de la population est menacée de famine, selon l'ONU. Le 19 mai, dans un communiqué de presse publié conjointement avec son homologue britannique Keir Starmer et le président français, Emmanuel Macron, M. Carney a affirmé que des « sanctions ciblées » étaient sur la table. C’est la première fois que le Canada impose des sanctions visant des responsables israéliens, mais Ottawa a déjà annoncé des mesures punitives contre des colons extrémistes, accusés d’être responsables de violences visant des Palestiniens en Cisjordanie occupée. Depuis mai 2024, 15 personnes et 7 entités ont été visées par des sanctions canadiennes Le gouvernement canadien a aussi déjà imposé des sanctions contre des responsables du Hamas, le mouvement palestinien qui contrôle la bande de Gaza, qui est derrière l’attaque du 7 octobre 2023 sur le sol israélien et qui détient toujours des dizaines d’otages capturés ce jour-là. Les ministres Ben Gvir et Smotrich se sont affrontés à plusieurs reprises avec le premier ministre Benyamin Nétanyahou, appelant tous deux à l’occupation permanente de Gaza et au rétablissement des colonies juives dans ce territoire palestinien qu'Israël a abandonnées en 2005. Cette nouvelle peut être consultée en chinois (nouvelle fenêtre) sur le site de RCI (nouvelle fenêtre). mais les auteurs de ces actes violents continuent d’agir de manière soutenue et en toute impunité
.C’est pourquoi nous avons décidé d’agir dès maintenant : afin que les responsables rendent des comptes, peut-on lire dans le document. Le gouvernement israélien doit s’acquitter des obligations qui lui incombent au titre du droit international et nous l’appelons à prendre des mesures concrètes pour mettre fin à la rhétorique extrémiste, violente et expansionniste.
La situation à Gaza en cause aussi
ne remettent pas en cause [leur] soutien indéfectible à la sécurité d'Israël
. Nous continuons de condamner les horribles attentats terroristes du 7 octobre [2023] perpétrés par le Hamas
, assurent-ils encore.Les mesures prises aujourd’hui visent principalement la Cisjordanie, mais cette situation ne peut bien sûr être dissociée de la catastrophe à Gaza
, indiquent encore ces pays dans leur communiqué, tout en réaffirmant leur appui à une solution à deux États pour régler le conflit dans la région.
un cessez-le-feu immédiat à Gaza, la libération immédiate des otages restants par le Hamas et l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire, y compris des denrées alimentaires
.Israël et Washington dénoncent cette décision
scandaleuse
.Il est scandaleux que des représentants élus et des membres du gouvernement soient soumis à ce type de mesures
, a déclaré M. Saar lors d'une conférence de presse.partenaires
à revenir sur leur décision et à se tenir à côté d'Israël
.Ces sanctions ne font pas avancer les efforts menés par les États-Unis pour parvenir à un cessez-le-feu, rapatrier tous les otages et mettre fin à la guerre
, a écrit M. Rubio sur X.mesures concrètes
en raison de l’intensification de son offensive militaire dans la bande de Gaza et du blocage de l’aide humanitaire vers ce territoire assiégé.
C'est un jour historique
, a réagi le Conseil national des musulmans canadiens, qui réclame des sanctions contre des responsables israéliens depuis plusieurs mois.Il reste encore beaucoup à faire, indique l'organisme. Mais aujourd'hui, le premier ministre Carney a pris la bonne décision en imposant des sanctions historiques contre des membres du cabinet de guerre de Nétanyahou.
D'autres sanctions canadiennes
pour leur rôle dans la violence des colons extrémistes
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