Le CISSS de l’Outaouais se dit mieux préparé pour affronter la saison estivale
Si la période estivale s’annonce difficile dans le réseau de la santé en Outaouais, le président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais, Marc Bilodeau, soutient que son équipe est mieux préparée que l'été dernier. Malgré cette volonté de mieux planifier, plusieurs enjeux persistent. Sept salles d’opération seulement seront fonctionnelles cet été sur les 19 que compte la région. Cela s'explique notamment par le manque d'infirmières et d'infirmiers. Le CISSS de l’Outaouais confirme également qu’il ne dispose que de deux chirurgiens plasticiens en poste, et qu’il devra faire face à une rupture de service en chirurgie vasculaire dès le 1er août, avec le départ du seul spécialiste en la matière. À ce chapitre, des ententes avec les hôpitaux d’Ottawa sont envisagées pour répondre aux urgences. Le plan de contingence mis en place par l’organisation s’inspire des leçons tirées l’été dernier et de la préparation hivernale. Il vise à répartir les ressources de façon stratégique, notamment dans les secteurs les plus critiques comme la chirurgie, l’imagerie (en particulier l’angiographie), ainsi que la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), où les délais d’évaluation restent préoccupants. Le président-directeur général, Dr Marc Bilodeau Photo : Radio-Canada / Maxim Allain Du côté du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (SPSO), la présidente Karine D’Auteuil critique le manque de consultation de la part du Centre intégrés de santé et de services sociaux de l’Outaouais. Karine D'Auteuil est la présidente du Syndicat des professionnelles en soins de l'Outaouais. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Patrick Foucault Elle craint que la réduction des effectifs ne compromette la qualité des services offerts à la population et mène à une surcharge de travail, voire à des départs de personnel. Le docteur et président du Conseil des médecins, dentistes, pharmaciens et sages-femmes du CISSS de l'Outaouais, Peter Bonneville, pointe du doigt le sous-financement chronique de la région. Peter Bonneville, président intérimaire du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens du CISSS de l’Outaouais. ( Photo d'archives) Photo : Radio-Canada Il y a des endroits dans la province qui ont 1/5 de notre population et qui ont plus de salles d'opération. Malgré les obstacles, le président-directeur général du CISSS de l’Outaouais, Marc Bilodeau, se dit confiant que les actions entreprises permettront de mieux gérer les bris de services cet été. Avec les informations d’Anne-Charlotte Carignan et de Alexandra AngersJe ne pense pas qu’on avait les outils l’an dernier pour être capable de bien se positionner puis de bien réagir [...] On va en avoir encore des imprévus, mais je pense qu'on est mieux positionnés
, a-t-il affirmé en entrevue à Radio-Canada.Une saison sous tension
Des leçons tirés de l'été dernier
On reçoit plus de signalements qu’on a de capacité pour les traiter
, déplore M. Bilodeau.
Un syndicat déplore le manque de consultation
Non seulement on n’a pas été consulté, mais cela fait des semaines, voire des mois qu’on demande à rencontrer les directions
, affirme-t-elle.
Avec une équipe réduite, tu viens épuiser ton équipe, ce qui fait à moyen long terme des départs en maladie, des départs de la profession.
L'Outaouais méprisée
On doit avoir les moyens pour offrir à la population les mêmes services qu’ailleurs
, dit-il.
Je persiste à croire que l’Outaouais est méconnu, voire méprisé par Québec
, ajoute-t-il.Je ne dis pas que je ne suis pas inquiet. Mais juste qu'on est en meilleure posture que l'an dernier [...] On est plus en mode proactif
, conclut-il.
Advertising by Adpathway









