SAAQclic : le fournisseur du logiciel a formé les employés qui ont rédigé l’appel d’offres
L’éditeur de logiciel SAP, membre de l’Alliance qui a remporté l’appel d’offres pour moderniser les systèmes informatiques de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), a formé des employés responsables de rédiger ce même appel d’offres. La commission Gallant entendait mardi matin Jean-Marc Perrotte, cadre à la SAAQ alors que la Société se préparait à lancer le programme CASA. Selon M. Perrotte, SAP a Est-ce donc dire que SAP a établi les besoins de la SAAQ, besoins qu’elle a proposé de combler avec sa soumission? L’avocat qui représente la SAAQ, Me Sébastien Laprise, s’est opposé à cette version des faits suggérée par son vis-à-vis de la commission, Me Alexandre Thériault-Marois. Selon lui, SAP Reste que le principal compétiteur de SAP, l’éditeur de logiciel Oracle, qui a aussi soumissionné pour obtenir le contrat, n’a pas offert le même genre de formation à la SAAQ. Dans son rapport dévastateur de février dernier sur le projet CASA/SAAQclic, la vérificatrice générale du Québec avait déjà relevé que SAP avait Selon la VG, SAP Après avoir participé à de multiples ateliers de travail et d’échanges pendant 5 mois avec plus de 40 représentants de la SAAQ, l’éditeur a remis à cette dernière, en décembre 2014, un rapport dans lequel il recommandait son PGI, en trois livraisons, pour remplacer les systèmes informatiques de la SAAQ. En 2017, l’Alliance formée de SAP et de la firme informatique LGS (propriété d’IBM) a remporté le contrat pour la modernisation des systèmes informatiques de la SAAQ, alors d’une valeur de 458 millions de dollars. À cette somme se sont ajoutés, en cours de route, des extras, qui totalisent au moins 153 millions. Dans son rapport, la VG estime que le projet aura coûté, au bas mot, 1,1 milliard de dollars. M. Perrotte était membre du comité de sélection qui, en 2017, a octroyé à l'Alliance le contrat pour le programme CASA. Dans une note attenante à la décision du comité, on peut lire certaines inquiétudes formulées par le comité sur C'est donc dire qu'il n'était pas prévu, dans la proposition de l'Alliance, d'effectuer une simulation avant le lancement de la plateforme SAAQclic, dont les ratés ont été largement documentés. Un membre de l'équipe de la vérification interne, Vincent Poirier, a déjà souligné devant la commission que l'ensemble des tests préalables n'avaient pas été effectués avant la mise en ligne de la plateforme.donné de la formation
sur le fonctionnement de son logiciel, afin d’aider la Société à cerner ses besoins
.ne tenait pas le crayon
quand les employés ont rédigé les documents préparatoires.SAP n’était pas là quand on rédigeait les processus, a confirmé M. Perotte. Nous avons eu une formation, et nous sommes partis dans nos travaux de rédaction.
À ma connaissance, ils n’ont pas été invités
, a affirmé Jean-Marc Perrotte.été impliqué de façon importante dans l’évaluation des besoins de la SAAQ ainsi que des bénéfices et des coûts associés à l’implantation d’un PGI [progiciel de gestion intégré]
.a été consulté en raison d’un lien contractuel existant avec la SAAQ dans le cadre d’un autre projet
.Inquiétudes sur l'absence de simulation
des points qui seraient à clarifier ou à revoir avant le début des travaux
.La proposition d'implanter la livraison permis et immatriculation sans simulation [...] constitue un risque pour la Société, car il s'agit de son secteur de service direct à la population
, peut-on y lire.On peut implanter s’il y a deux-trois petits bogues. Mais avec une simulation, on aurait sûrement vu que ça ne tenait pas la route, que ça n’allait pas marcher, comme c’est arrivé dans les faits
, a estimé Jean-Marc Perrotte dans son témoignage devant la commission, mardi.Tous les éléments me laissaient présager que [SAAQclic] ne marcherait pas, a affirmé M. Poirier. Il ne pouvait pas arriver autre chose.
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