Coupable d’agression sexuelle, un ancien olympien implore la clémence du tribunal
L’ex-athlète olympique en patinage de vitesse Maciej Pryczek, reconnu coupable en décembre d’agression sexuelle sur une jeune patineuse le soir même où cette dernière célébrait ses 18 ans, a imploré vendredi matin le tribunal de lui éviter la prison. L’enseignant, qui continue de nier le crime, a plaidé en sanglots que les conséquences subies à la suite du verdict sont déjà largement suffisantes. L’ex-athlète, qui a représenté la Pologne aux Jeux olympiques de Nagano en 1998, demande la clémence de la juge de la Cour du Québec Patricia Compagnone dans l’espoir de pouvoir retourner à l’enseignement en obtenant une absolution ou un acquittement en appel. La poursuite demande de six à neuf mois de prison ferme, notamment en raison de la vulnérabilité de la victime, qui était endormie au moment de l'agression, et du lien de confiance qui existait entre les deux. Le 16 juin 2022, la jeune patineuse et Pryczek ont passé la nuit chez une amie commune après une soirée de célébrations au restaurant. La victime et l'hôtesse dormaient sur un canapé modulaire, et Pryczek, sur le sol dans la même pièce, lorsque la jeune patineuse a été réveillée par une sensation sur son entrejambe. Elle a raconté lors du procès avoir bougé légèrement et fait semblant de dormir. Pryczek a alors délaissé son entrejambe. Il lui a ensuite touché la poitrine, avant de tenter d'insérer sa main dans son sous-vêtement. À ce moment-là, il lui a demandé si elle dormait, ce à quoi elle n’a pas répondu, puis il est retourné se coucher sur son matelas. La jeune femme, apeurée, s’est réfugiée aux toilettes jusqu’au matin après le départ de Pryczek. Elle a informé son hôtesse, qui l’a accompagnée afin qu'elle porte plainte aux policiers. Dans une lettre déposée au tribunal, la victime confie avoir été plongée dans une importante dépression par la suite. Elle raconte s’être isolée, n’avoir plus confiance en personne, ne plus arriver à dormir sans verrouiller la porte et avoir des cauchemars persistants de l'agression qui se sont répétés pendant un an. Elle avoue avoir développé un trouble alimentaire et avoir dû quitter son emploi, de peur de sortir de chez elle. La procureure de la poursuite, Me Marissa Maria Kazadellis, a insisté sur les conséquences de l’agression pour la victime et exprimé un malaise quant à la volonté de l’homme de 49 ans de retourner à l’enseignement au secondaire avec des adolescentes dont l’âge se rapproche de celui de la victime. En plus d’une peine d’emprisonnement, la poursuite demande une probation de trois ans pour Pryczek, et que ce dernier soit inscrit au registre des délinquants sexuels pour 10 ans, ce à quoi s’oppose la défense. L'ex-athlète a qualifié la mesure d' Son avocate, Me Isabelle Larouche, a insisté sur l’importance d’une peine proportionnelle aux gestes commis, même si elle a admis que la pente était abrupte pour convaincre la juge d’absoudre son client. La juge Patricia Compagnone rendra sa décision en août.Ça a eu l'effet d’une traînée de poudre, ça été extrêmement pénible
, a fait valoir l'homme de 49 ans, pleurant la perte de son emploi d’enseignant et de son cercle d’amis issus du patinage, de même que le fait qu’il s’est retrouvé seul à Noël.Les conséquences de l'agression sur la victime
Une inscription au registre des délinquants sexuels demandée
extrêmement intrusive
sur sa vie privée.
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