Le Nouveau-Brunswick remboursera les frais d’un cycle de traitements de fertilité
Le Nouveau-Brunswick remboursera les frais d’un cycle de fécondation in vitro (FIV) ou d’insémination intra-utérine (IIU) en totalité. Auparavant, seul un remboursement de 5000 $ était offert. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse à la clinique de fertilité Conceptia au CHU Dumont à Moncton mercredi. Ainsi, le remboursement couvrira les soins directement associés à une – et une seule – série complète de FIV ou de IIU. Les procédures médicales, telles que les prélèvements d’ovules et de sperme, ainsi que les médicaments directement liés au cycle de traitement, les échographies et les analyses sanguines faites à la clinique de fertilité seront remboursés. Les demandeurs doivent être âgés de plus de 18 ans et de moins de 43 ans au moment où le traitement commence. Le ministre de la Santé, John Dornan (à droite), et la première ministre du Nouveau-Brunswick, Susan Holt (au centre), ont annoncé que la province couvrira un cycle de traitements de fertilité lors d'une conférence de presse à Moncton le 30 avril 2025. Photo : Radio-Canada / Nouemsi Njiké La première ministre Susan Holt s’est dite très fière de pouvoir offrir ce remboursement, ayant elle-même eu recours à des traitements de fertilité avec son mari. Avant cette nouvelle mesure, la province offrait un remboursement de 5000 $ pour ces traitements. Selon l’organisme Fertility Matters Canada, un seul cycle de fécondation in vitro peut coûter jusqu’à 20 000 $. Certaines dépenses ne sont toutefois pas admissibles, soit l’achat de sperme, d’ovules ou d’embryons de donneurs ou l’inversion de vasectomies ou de ligatures des trompes, les tests génétiques et les frais de voyage, entre autres. Ce programme remboursera la totalité des frais admissibles, mais pour un cycle de fécondation seulement, à vie, par candidat ou par couple. Le remboursement sera offert même si le cycle de fécondation a échoué. Selon le site web provincial (nouvelle fenêtre), une personne qui a déjà reçu un remboursement allant jusqu’à 5000 $ dans le cadre de l’ancien programme peut soumettre une demande de remboursement pour de nouveaux traitements dans le cadre du programme annoncé aujourd’hui. Ce programme avait été prévu dans le budget 2025-2026 déposé en mars dernier. La province y consacre près de 2 millions de dollars pour l’année en cours. Susan Holt affirme que ce budget pourrait être révisé si plusieurs familles font une demande. La province affirme que le nombre de familles aidées par ce financement dépendra du nombre de demandeurs. Ils étaient 171 en 2023-2024 et 125 l’année précédente. La directrice de l’organisme Fertility Matters Canada, Carolynn Dubé, explique qu’un Canadien sur six a besoin d’avoir recours à des soins en matière de fertilité. Elle ajoute avoir été une patiente de la clinique Conceptia. Carolynn Dubé est la directrice de l'organisme Fertility Matters Canada. Photo : Radio-Canada / Frédéric Cammarano Elle souligne que le coût des traitements est souvent un obstacle pour plusieurs familles. Le coût moyen pour un cycle de fécondation in vitro au Nouveau-Brunswick est de 20 000 $, dit-elle, en ajoutant que souvent, plusieurs cycles sont nécessaires pour avoir un bébé. Peu de gens disposent de 20 000 $ dans un compte en banque pour les remettre à une clinique. Donc, ce financement représente une belle avancée. Le Dr Samuel Jean, directeur de la clinique Conceptia, au Centre hospitalier universitaire Dr George-Dumont, lors d'une conférence de presse sur l'accès aux traitements de fertilité. Photo : Radio-Canada / Nouemsi Njiké Le Dr Samuel Jean est directeur médical de la clinique Conceptia, la seule clinique de fertilité au Nouveau-Brunswick. Il affirme que ce financement aidera de nombreuses familles qui n’ont pas les moyens de considérer ces traitements comme une option. Il rencontre de 5 à 10 familles par mois dans cette situation. Avec les informations de Frédéric Cammarano et de Nouemsi Njiké
Les gens qui veulent avoir une famille, c’est quelque chose de personnel, c’est un rêve auquel tout le monde devrait avoir accès et ça ne devrait pas être les moyens [financiers] qui déterminent si on peut avoir une famille ou non.
Un seul cycle est couvert
Une très belle avancée, dit un organisme

C’est un problème de santé, social et économique de plus en plus important. Un problème qui touche bien plus de vies que ce que l'on croit.

C’est sûr que c'est assez coûteux et ce ne sont pas tous les gens qui peuvent payer pour avoir accès aux traitements, donc ça va enlever au moins une des barrières
, explique le Dr Jean.
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