La crise de la drogue est «sans précédent» à Saskatoon, selon Prairie Harm Reduction
La crise de la drogue continue de sévir à Saskatoon et des vies sont à risque au quotidien, affirme l’organisme Prairie Harm Reduction. Mardi, le Service d'incendie de Saskatoon a indiqué qu’il a répondu à 935 appels pour des cas de surdose ou des cas suspectés d'être liés à l’intoxication aux opioïdes depuis le début de l’année. L’année dernière, il avait répondu à 376 incidents de ce genre au cours de la même période. Le service d’incendie affirme que le nombre de personnes qui ont reçu de l’aide est d’autant plus élevé, car il arrive que plusieurs patients soient traités après que les pompiers répondent à un appel. Kayla DeMong, la directrice générale de Prairie Harm Reduction, affirme que la situation est sans précédent. Prairie Harm Reduction est le seul centre de consommation supervisée à Saskatoon et effectue des tests pour mieux en savoir sur la composition et la toxicité des drogues. La ville est Le mois dernier, le centre a dû temporairement fermer ses portes pour permettre à son personnel de se remettre du traumatisme subi après qu’ils aient dû intervenir dans plusieurs cas de surdose. Bien que Prairie Harm Reduction a à nouveau ouvert ses portes, Kayla DeMong affirme qu’il leur faut de l’aide. On a eu des jours où des employés ont dû ranimer des gens tout au long de leurs quarts, des jours où il y avait quatre personnes à la fois et d’autres six à la fois Le Bureau du coroner de la Saskatchewan a indiqué qu’il y a eu 16 cas de morts confirmés et 76 cas de morts par surdose présumés durant les trois premiers mois de 2025. Sept de ces morts sont survenues à Saskatoon. David Fineday est un porte-parole des sans-abri à Saskatoon. Originaire de la Première Nation Sweetgrass, il mène souvent des cérémonies de purification par la fumée et des cercles de tambour dans la Ville des Ponts. Il affirme que plusieurs itinérants ont des besoins complexes et ajoute que plusieurs d’entre eux sont Autochtones et sont traumatisés. Selon lui, certains sont des survivants des pensionnats pour Autochtones ou de la rafle des années soixante. Je sais qu’on doit tous partir un jour, mais pas dans des cas où on les laisse mourir par surdose ou mourir de froid. Ça ne doit plus être le cas en 2025. Le mois dernier, la mairesse de Saskatoon, Cynthia Block, a affirmé qu’une solution à long terme serait de fournir du logement. Le conseil municipal a donné son aval pour 256 logements abordables durant les six derniers mois et 70 % d’entre eux offrent des services de soutien. Le 12 mars dernier, le gouvernement provincial avait annoncé l’activation de son Centre provincial des opérations d’urgence (CPOU) pour mieux gérer la crise de la drogue à Saskatoon. Ce centre est géré par l’Agence de la sécurité publique de la Saskatchewan (SPSA). Plus tôt cette semaine, le gouvernement provincial a proposé des amendements à la loi pour que le fentanyl, la méthamphétamine et des aiguilles hypodermiques soient reconnus comme des armes de rue. Avec les informations de Shlok Talati et d’Alexandre SilbermanNous n’avons jamais vu ça auparavant. La situation ne semble pas s’être améliorée. Les choses restent les mêmes
, dit-elle.complètement saturée
par l'offre de drogue toxique, indique Kayla DeMong.Trop de gens meurent
, dit un porte-paroleJe suis accablé de voir qu’on ignore les choses de ce genre, alors que des personnes meurent
, dit David Fineday.
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