Prêts… ou presque à démarrer leur carrière dans le secteur des soins paramédicaux
Deux étudiants finissants du programme de soins paramédicaux offert au Collège Boréal « ont hâte » d’entamer leur carrière d’ambulanciers. Cody Raymond et Nickolas Benard-Barry ont obtenu des contrats pour travailler dans les services paramédicaux de la ville du Grand Sudbury. Mais avant de prendre leur envol, ils avaient une dernière activité à compléter, soit la simulation de situation d’urgence organisée dans le cadre de leur formation tous les deux ans au Collège Boréal. Des agents du Service de police du Grand Sudbury faisaient mine de patrouiller dans une salle de l’édifice des résidences du Collège Boréal. Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault Mercredi matin, les deux étudiants ont participé activement à une simulation de fusillade à grande échelle, qui s’est déroulée dans le cadre de leur formation dans un bâtiment du collège. La simulation impliquait un homme armé qui aurait blessé de nombreuses personnes. La situation aurait nécessité l’intervention des agents de police et des ambulanciers. Cody Raymond affirme être plus confiant grâce à des simulations comme celle à laquelle il a pris part mercredi. Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault Des élèves du secondaire, des étudiants en soins paramédicaux et en techniques des soins policiers ont participé à la simulation, pour pratiquer ce qui leur a été enseigné en classe. Les élèves du secondaire représentaient les victimes de l’attaque et se chargeaient de crier à l’aide ou de rester inconscients sur le sol, afin de recréer, plus ou moins, le chaos qui réside habituellement sur les vraies scènes de fusillade. Pendant la simulation, Nickolas Benard-Barry a eu pour mission de diriger les équipes pour s’assurer que les prétendues victimes reçoivent les soins nécessaires. Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault Lui et M. Raymond s’occupaient de recenser le nombre de blessés et les types de blessures, des plaies les plus graves à celles qui l’étaient le moins. Ils avaient également pour rôle de s’assurer que toutes les victimes recevaient l’assistance nécessaire. Le coordonnateur du programme de soins paramédicaux, René Lapierre, s’est assuré que la simulation se passe sans obstacle. Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault Le coordonnateur du programme de soins paramédicaux, René Lapierre, raconte d’ailleurs qu’être nez à nez avec des situations similaires à celles que les étudiants pourraient affronter dans leur métier est un élément essentiel de l’activité. Les étudiants en soins paramédicaux ont été répartis en groupe afin de mener à bien leurs tâches. Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault Cody Raymond et Nickolas Benard-Barry croient fermement que les simulations comme celle de mercredi contribueront à leur épanouissement une fois en poste. Les élèves du secondaire devaient jouer les victimes en panique pour créer l’atmosphère chaotique qui règne dans les situations de crise. Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault Les deux admettent toutefois qu’il n’est pas facile d’être réellement prêt à faire face à une situation d’urgence dans la vraie vie. Cody Raymond et Nickolas Benard-Barry entameront leur carrière dans les prochaines semaines. 
C’était vraiment stressant
, souligne Cody Raymond.

Le plus difficile c’était de garder le calme dans tout le désordre créé par les émotions des patients ainsi que des premiers répondants sur la scène et de réellement s’assurer que tout le monde recevait les soins adéquats
, indique M. Benard-Barry.Cette simulation nous aide beaucoup et ça nous permet de connaître les priorités. C’est difficile de voir une personne blessée et de la traverser pour aller aider une victime touchée plus gravement ailleurs. Une activité comme celle-ci nous prépare à faire face à ce genre de situation parce que ça fait partie de notre métier
, stipule M. Raymond.
C’est une activité conçue pour que les étudiants puissent apprendre à travailler en équipe, et à développer la pensée critique requise, afin qu’ils puissent avoir les bons réflexes et mettre en pratique ce qu’ils ont appris, si jamais ça arrive [dans la vraie vie]
, souligne-t-il.
On n’est jamais vraiment prêt
Si jamais je me retrouve dans le même rôle que celui que j’ai occupé aujourd’hui, je serai certainement plus confiant grâce à l’expérience que j’ai acquise ici
, déclare M. Benard-Barry.
On n’est jamais vraiment prêt. Même les ambulanciers qui ont 20 ans d’expérience peuvent paniquer alors personne n’est prêt pour ça
, affirme M. Raymond.
Advertising by Adpathway









