Menacé par Trump, le Canada se tourne vers l’Europe pour un partenariat militaire
Devant les menaces économiques et expansionnistes du président américain, le Canada négocie actuellement avec l'Union européenne afin de conclure un nouveau partenariat militaire. Des sources ont confirmé à Radio-Canada que les menaces de Donald Trump ont été l'élément déclencheur à Ottawa : trouver une façon de diversifier les sources d'approvisionnement en armements est devenu une priorité ces dernières semaines. L'Union européenne (UE) a récemment lancé un grand chantier pour renforcer la défense de ses 27 pays membres. Le plan, baptisé Lors de son premier voyage en Europe à titre de premier ministre, Mark Carney a discuté de la place du Canada dans ce plan avec ses homologues français et britannique. Des discussions à ce sujet ont également eu lieu lors de la rencontre des ministres des Affaires étrangères du G7, qui s'est tenue dans Charlevoix au début du mois. Le New York Times rapportait mercredi des échos des discussions entre le Canada et l'Europe. Sur les ondes de CBC, la ministre des Affaires étrangères Mélanie Joly a été questionnée sur l'avancement de ces pourparlers. On doit s'assurer de développer de nouveaux partenariats, puisqu'on sait qu'on est très dépendants des États-Unis en ce moment. Mélanie Joly et l'ancien premier ministre Justin Trudeau ont fait des démarches en ce sens le mois dernier. L'ambassadrice du Canada à l'Union européenne a également discuté avec la présidente du groupe des 27, Ursula von der Leyen. Mme von der Leyen a d'ailleurs présenté mercredi le Des sources ont également confirmé que le gouvernement Carney étudie sérieusement la possibilité de se tourner vers la suédoise Saab pour reconstituer sa flotte d'avions de chasse, même si cela signifie de résilier une partie du contrat conclu en 2023 avec la compagnie américaine Lockheed Martin pour l'achat de 88 avions F-35. Le ministre de la Défense Bill Blair a déjà indiqué la semaine dernière que le bureau du premier ministre lui avait demandé d'explorer des solutions de remplacement aux F-35. Un chasseur F-35, lors d'une démonstration en Allemagne en 2022. (Photo d'archives) Photo : The Associated Press / Harald Tittel Le Canada a toutefois déjà payé l'achat de 16 chasseurs américains, qui devraient être livrés au cours des prochaines années. Trouver un nouveau fournisseur voudrait donc dire que le pays disposerait d'une flotte d'avions mixte, une possibilité longtemps rejetée par des spécialistes de la défense. À la différence des F-35 de Lockheed Martin, les Grypen de Saab pourraient être assemblés au Canada. Des sources fédérales évoquent la possibilité que ces assemblages se fassent au Québec. Rappelons que le Canada cherche à remplacer ses vieux chasseurs CF-18 depuis 2010. Le gouvernement conservateur de l'époque avait alors passé une commande à Lockheed Martin sans appel d'offres. L'affaire avait suscité un tollé, et marqué le début de ce qu'on a appelé la C'est ce même contrat qui est aujourd'hui remis en cause par Ottawa. Avec des informations de Louis Blouin et de Raphaël Bouvier-AuclairRéarmer l'Europe
, est assorti d'une enveloppe de 800 milliards d'euros (environ 1,25 billion de dollars canadiens).« On s'oriente vers de bonnes nouvelles », dit Joly
C'est très sérieux
, a répondu Mme Joly.Je pense qu'on s'oriente vers de bonnes nouvelles
, a ajouté Mme Joly.livre blanc
du plan Réarmer l'Europe
, dans lequel on peut lire : Notre collaboration avec le Canada s'est intensifiée et devrait s'accroître davantage afin de renforcer la sécurité transatlantique.
Un futur partenariat de sécurité et de défense constitu[e] la base d'une coopération renforcée en matière de sécurité et de défense, notamment pour stimuler la production des industries de la défense
, ajoute-t-on.Le sort des F-35 en jeu

saga des F-35
. Douze ans plus tard, après avoir juré de ne jamais acheter d'avions américains, le gouvernement Trudeau est toutefois revenu sur sa parole en passant une commande pour 88 F-35 à Lockheed Martin.
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