Quatre ans après la mort d’un détenu autochtone, sa communauté réclame justice
Quatre ans après le décès tragique de William Ahmo, un détenu autochtone du centre correctionnel de Headingley, sa famille et ses proches refusent qu’il devienne une simple statistique. Malgré l’acquittement de l’agent correctionnel impliqué, les appels à la justice résonnent toujours, portés par des veillées et des mobilisations. Le 14 février 2021, William Ahmo, âgé de 45 ans, a été hospitalisé après une altercation avec des agents correctionnels. En détresse médicale, il est resté sous assistance respiratoire avant de succomber une semaine plus tard. Une vidéo diffusée au tribunal montre Ahmo répétant plus de 20 fois Le médecin légiste a qualifié sa mort d’homicide, mais l’agent correctionnel Robert Jeffrey Morden a été acquitté en septembre dernier, une décision qui a profondément choqué ses proches. Plusieurs agents des forces de l'ordre en tenue tactique maîtrisant violemment William Ahmo, torse nu au sol, blessé. Photo : Manitoba provincial court exhibit Vendredi soir, devant le palais de justice de Winnipeg, une veillée a été organisée pour honorer sa mémoire. Louise Menow, une amie proche et organisatrice de l’événement, a insisté sur l’importance de continuer le combat. De nombreux participants portaient des pancartes avec la photo de William Ahmo et l’inscription William Ahmo, membre de la Première Nation Sagkeeng, est mort le 14 février après ce que la police a qualifié «d’incident» avec des agents correctionnels. Photo : Darlene Ahmo La mort de William Ahmo met en lumière un problème plus large : la surreprésentation des Autochtones dans les prisons canadiennes. E.J. Fontaine, chef de la Première Nation Sagkeeng et cousin de la victime, dénonce un traitement discriminatoire des détenus autochtones. L’Organisation des chefs du sud du Manitoba rappelle que la Journée de sensibilisation à la justice autochtone est l’occasion de réfléchir aux barrières systémiques qui entravent l’accès à une justice équitable pour les Premières Nations. Malgré les mobilisations, la mère de William Ahmo, Darlene Ahmo, sait que rien ne ramènera son fils : L’acquittement de l’agent correctionnel a été contesté, mais l’appel a été rejeté. Désormais, la famille attend une enquête publique, exigée par la Loi sur les enquêtes sur les décès du Manitoba dans les cas impliquant l’usage de la force par la police. Dans cette longue attente, Darlene Ahmo s’accroche aux souvenirs de son fils, regrettant qu’il ne puisse pas assister à la remise de diplôme universitaire de son petit-fils ce printemps. Alors que la famille Ahmo continue d’attendre justice, ce drame rappelle l’urgence d’une réforme du système carcéral et judiciaire pour protéger les droits des détenus autochtones. Loin d’être oublié, William Ahmo est devenu un symbole de la lutte contre les violences institutionnelles et le racisme systémique. Les mobilisations continueront jusqu’à ce que justice soit rendue. Avec les informations de Nathan LiewickiJe ne peux pas respirer
alors qu’il était immobilisé par plusieurs agents. 
Une veillée pour ne pas l’oublier
Il ne faut pas oublier qu’il n’est pas qu’une simple statistique. Il n’est pas juste un autre homme tué par le système judiciaire
, dit-elle.Je ne peux pas respirer
, symbole de leur lutte pour la vérité.
Un cri contre le racisme systémique
La façon dont William a été traité en prison et la manière dont il est mort sont effroyables. Les agents correctionnels se sont acharnés sur lui, l’ont plaqué au sol comme un chien et l’ont laissé mourir dans des conditions atroces.
Des appels à la réforme du système judiciaire
Cette journée met en lumière les barrières systémiques et la discrimination raciale que subissent les Premières Nations et constitue un appel à la réforme.
La vie de William comptait. C’était un être humain comme tout le monde, et ce qui lui est arrivé a été vraiment tragique et traumatisant pour moi et ma famille.
Une famille qui réclame toujours justice
Il va tellement me manquer ce jour-là, lui qui aurait été si fier devant son fils
, se lamente Darlene Ahmo.Un combat qui ne s’éteint pas
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