Une activité promeut l’accès aux soins pour les personnes avec une déficience ou un TSA
Le Patro de Jonquière a été l’hôte mercredi d’une activité bien particulière organisée par Olympiques spéciaux Québec. L'organisation dont la mission première est d’enrichir par le sport la vie des gens qui ont une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme. À l'occasion, des élèves provenant d’écoles des centres de services scolaires de la Jonquière et des Rives-du-Saguenay qui ont des besoins particuliers ont pu recevoir une évaluation physique. Celles-ci étaient menées par des étudiants de différents programmes en santé des cégeps de Jonquière et de Chicoutimi et de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). C’était la deuxième édition du Grand rendez-vous unifié de Saguenay. Il a réuni plus de 300 personnes cette année. Philippe Brassard, qui est non-voyant, a notamment fait des exercices d'équilibre. Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer Pour la plupart des étudiants en soins, en physiothérapie, en hygiène dentaire ou encore en kinésiologie, il s’agissait d’un premier contact avec cette clientèle. Sport, santé et inclusion étaient à l'honneur au Patro de Jonquière lors de la deuxième édition du Grand rendez-vous unifié organisé par Olympiques spéciaux Québec. Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer En plus des analyses et des exercices, des matchs amicaux de boccia, un sport qui ressemble à la pétanque, ont aussi été disputés entre les évaluateurs et leurs patients. C’était une manière de briser la glace, de tisser des liens et, surtout, de valoriser le vivre-ensemble. Pour les patients, c’était aussi une occasion de s’amuser tout en apprenant. Le prochain Grand rendez-vous unifié aura lieu à Montréal le 22 mars. L’organisation aimerait étendre l’activité dans toutes les régions du Québec dans les prochaines années.C’était important d’aider les futurs professionnels de la santé et de l’éducation à avoir une expérience significative, mais également d’offrir à une clientèle qui en a besoin une expérience de prévention et de promotion de la santé significative en même temps, donc une relation gagnant-gagnant
, fait valoir le directeur des communautés en santé d’Olympiques spéciaux Québec, Tristan Delmas.C’est vraiment le rêve d’une communauté en santé et on veut vraiment inspirer le reste du Québec avec cette manière de faire parce que cette communauté DI-TSA, donc vivant avec une déficience intellectuelle ou autiste, elle est partout au Québec. Des établissements d’éducation supérieure, il y en a partout au Québec et c’est une manière de faire une synergie pour créer un impact social fort et important
, ajoute Tristan Delmas.
C’est quand même enrichissant parce que ce n’est pas forcément une clientèle à qui, à première vue, on a affaire dans notre milieu clinique à l’école [...] Ça nous permet d'adapter nos stratégies
, explique Anna Fontaine, une étudiante en technique de physiothérapie au Cégep de Chicoutimi.Ça nous met dans le bain parce qu’on apprend théoriquement comment ça va se passer, mais quand on le fait pour vrai, on voit comment ça se passe. Je trouve que c’est intéressant pour nous puis c’est une belle opportunité de pouvoir le faire pendant qu’on est à l’école puis qu’on est aussi bien encadrés
, indique pour sa part Amélie Boily, une étudiante en physiothérapie de l’UQAC.
Matchs amicaux
On a pu jouer avec eux puis on a parlé avec eux. C’était plus le fun qu’être juste en entretien, en évaluation avec eux. On crée vraiment un premier contact dans un cadre sportif, c’est plus facile aussi pour tout le monde
, soutient l’étudiante Anna Fontaine.C’est un clientèle auprès de laquelle il faut développer le pouvoir d’agir, son autodétermination pour qu’elle ait du pouvoir sur sa santé pour comprendre cette santé-là
, mentionne Tristan Delmas d’Olympiques spéciaux Québec.
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