Un fossile de poisson manitobain se taille une place dans le monde de la paléontologie
Un nouveau fossile de poisson découvert au Manitoba se fraie un chemin dans le monde de la paléontologie, grâce à une trouvaille faite par une équipe de l’Université du Manitoba. L'équipe dirigée par Melina Jobbins, postdoctorante à l’Université du Manitoba, au laboratoire PaleoSed+ du Département des sciences de la Terre, a nommé un nouveau genre de poisson placoderme, dont les fossiles ont été découverts dans le lac Manitoba, près de la localité de Lundar. Le poisson, baptisé Elmosteus lundarensis, serait âgé de 390 millions d’années, ce qui en ferait l’un des plus anciens vertébrés à posséder des mâchoires. C'est quelque chose de très recherché parce qu'on ne comprend pas toujours tous les aspects qui donnent l'origine de ces structures très importantes pour nous. Elle explique que les dents humaines sont composées de plusieurs couches, notamment l’émail, une caractéristique absente chez les placodermes. Le nouveau fossile découvert, l'« Elmosteus lundarensis » mesure environ 1 mètre, indique Melina Jobbins. Photo : Radio-Canada / Rachid Nahli Melina Jobbins précise que cette découverte a eu lieu l’an dernier, mais que la publication scientifique à ce sujet n’a été faite que cette année. Il est possible d’admirer le fossile du poisson Elmosteus lundarensis au Musée des sciences géologiques, situé dans le bâtiment Wallace, sur le campus de Fort Garry de l’Université du Manitoba. Le musée est ouvert durant la semaine, de 8 h 30 à 16 h 30. Avec les informations de Rachid Nahli et de La Presse canadiennePour nous, ça nous donne beaucoup d'information sur l'origine des mâchoires, mais aussi l'origine des dents
, explique Melina Jobbins en entrevue à Radio-Canada. Ça nous permet de comprendre comment les dents ont évolué pour devenir ce qu’elles sont aujourd’hui
, ajoute Melina Jobbins.
C’est toujours émouvant. Cela fait toujours plaisir de décrire quelque chose de nouveau. C’est plus courant qu’on ne le pense de faire une découverte, mais cela n’enlève rien à la joie que l’on ressent
, explique Melina Jobbins.On est contents de reconstruire, de faire des dessins et des modèles.
Advertising by Adpathway









