Un projet de 54 logements fait grincer des dents à Magog
Le projet d'un immeuble de 54 logements sur la rue Milette à Magog ne fait pas l'affaire des résidents du quartier Saint-Patrice. Selon les plans, l'immeuble atteindrait 15 mètres de hauteur, l'équivalent de cinq étages. La proposition nécessiterait une dérogation au règlement qui limite à neuf mètres la hauteur d'un immeuble dans cette zone de Magog. Selon le résident de la rue Milette, Matthiew Le Bolloch, le paysage du quartier serait complètement déformé par l'aménagement de ce projet nommé L'Orée du Lac. Sa conjointe, Élise Rodrigue-Poulin, craint de son côté pour la sécurité des enfants de la rue, comme plusieurs automobilistes se stationnent en bordure de la rue Milette pour se rendre à la pointe Merry et au centre-ville de Magog. Le projet prévoit l'aménagement d'un stationnement souterrain de 44 cases pour les 54 logements projetés. Le projet L'Orée du Lac ne fait pas l'affaire de Matthiew Le Bolloch et sa conjointe. Photo : Radio-Canada / Samuel Montigny Le projet représente pour le résident de la rue Georges, Guillaume Desjardins, une occasion de revitaliser le quartier Saint-Patrice. La Ville de Magog a tenu le 10 juin une consultation publique sur le projet résidentiel. Les citoyens ont jusqu'au 15 juin pour faire valoir leur position dans un sondage. Le projet de L'Orée du Lac nécessiterait la démolition de cinq bâtiments résidentiels sur la rue Milette. Selon les documents de la Ville de Magog, le promoteur s'engage à relocaliser les résidents touchés. La mairesse, Nathalie Pelletier, se dit surprise de cette levée de boucliers alors que la Ville est encore loin de donner son aval à ce projet de densification. Le projet pourrait tout autant aller de l'avant, se modifier ou ne pas aboutir, dit-elle. Magog devra vendre au promoteur une partie d'un lot pour permettre la réalisation du projet. Photo : Radio-Canada / Samuel Montigny Les promoteurs ont acheté quatre propriétés sur la rue Milette, en plus de deux autres sur une rue voisine. Ils se veulent rassurants. On s'inquiète pour la préséance que ceci établit
, souligne le Magogois. Il n'y a pas deux voitures qui peuvent se croiser tant que ça, surtout que c'est permis de se stationner dans les rues. À la seconde que des voitures sont stationnées, il n'y a plus possibilité de croisement
, remarque Élise Rodrigue-Poulin. 
Ça va donner de la valeur au quartier. Ça amène une vie de quartier, plus de résidents et plus de commerces
, dit-il.On veut recueillir les commentaires des gens. On invite les gens, si ce n'est pas déjà fait, à compléter le sondage. Les membres du conseil, avec les équipes de la Ville, on va se repencher sur la question
, fait savoir la mairesse. Tout est ouvert au niveau des possibilités.

C'est de densifier plutôt que d'avoir de l'étalement urbain
, souligne le promoteur D'Uni-Immobilier, Guy-Mathieu Barriault. Selon lui, sa proposition répond à un manque criant de logements à Magog.
Advertising by Adpathway




