Faillite pour la Coop Chambord
La Coop Chambord se résout à déclarer faillite. Une créance de plus de 2 millions $ motive la décision qui envoie 28 personnes au chômage. Les points de service de Chambord et du Lac-Bouchette cessent immédiatement leurs activités. Plus de 250 personnes ont assisté jeudi à une assemblée générale extraordinaire à la salle communautaire de Chambord. Les membres de la coopérative et les employés des deux points de service ont été informés de la décision du conseil d’administration séance tenante. Les administrateurs ont pris la décision, difficile, de fermer la coop parce que la situation financière ne permettait plus de maintenir les opérations. Plusieurs autres options ont été envisagées par les bénévoles avant d’en arriver à cette finalité. La présidente du conseil d’administration ne s’en cache pas, il s’agit d’une très mauvaise nouvelle pour les communautés de Chambord et de Lac-Bouchette. Elle soutient que c’est particulièrement difficile pour les commerces de proximité de tirer leur épingle du jeu dans le contexte actuel dans des localités comme Chambord et Lac-Bouchette. Mme Saint-Laurent croit que les gouvernements devront davantage aider les commerces de proximité. On n’est pas des IGA, des Métro, on est des commerces de proximité. La coop Chambord à Lac-Bouchette. Photo : Radio-Canada / Anissa Leduc L'affluence dans les deux commerces était pourtant au rendez-vous, selon Mme Saint-Laurent. Elle précise qu’une augmentation du panier moyen à 40 $ aurait pu permettre à la coopérative de maintenir ses activités. Des intervenants de Service Québec assistaient à l’assemblée générale extraordinaire afin d’accompagner les 28 personnes touchées par une mise à pied. La recherche d’un emploi ou le retour aux études sera notamment évalué pour ces employés. Cette dernière espère que les commerces pourront être repris par d’autres entrepreneurs. La Coop Chambord se résout à déclarer faillite. Photo : Radio-Canada / Anissa Leduc Le maire de Chambord, Luc Chiasson, se désole de cette fermeture. De son côté, la mairesse de Lac-Bouchette, Ghislaine Munger-Hudon, espère que la liquidation des actifs permettra une éventuelle relance du commerce. Des résidents de Chambord qui faisaient régulièrement leurs emplettes au commerce se retrouvent désormais sans épicerie. Le supermarché le plus proche se trouve maintenant à Desbiens. Étienne Genest, qui est également citoyen de la municipalité, admet que cette fermeture est difficile à accepter. Les administrateurs de la Coop de Chambord ont interpellé la Société Saint-Vincent-de-Paul de Roberval. Des denrées périssables du commerce seront redistribuées à une cinquantaine de familles dans le besoin. Avec les informations d'Anissa Leduc On a travaillé très fort pour essayer de garder la coop ouverte. On avait beaucoup de partenaires avec nous. On a fait des demandes de subventions, qui nous ont été refusées
, explique Sylvie Saint-Laurent.
Chaque semaine, il y 4000 personnes qui font des transactions dans les deux points de service. Par contre, le panier moyen est à 25 $. Quelques-uns vont faire leur épicerie, mais c’est souvent venir chercher des spécialités. Il me manque quelque chose, je vais aller à ma coop. Les marges bénéficiaires sont assez minces
, rapporte-t-elle.Soyez assurés qu’on va tout faire pour que les employés aient le moins d’impact possible. C’est sûr qu’il y en a que ça fait plusieurs années qui travaillent à la coop. D’apprendre ça lors de la rencontre, c’est un choc
, souligne la présidente du conseil d’administration
On a peine à imaginer qu’il n’y aura pas d’épicerie dans ces deux localités
, conclut-elle.C'est certain que lorsqu'il y a eu l'annonce, ç'a eu l'effet d'une bombe pour les employés. Ça les a affectés quand ils ont appris ça hier soir.
Je pense qu'il va y ravoir des acheteurs qui vont se manifester. Il y en avait, mais ils se sont désistés parce que la dette était trop élevée, mais je pense qu'en faisant faillite, la Coop donne des munitions aux acheteurs pour pouvoir récupérer cette épicerie-là.
Des citoyens pris au dépourvu
Je viens ici depuis que je suis petit garçon. C'est sûr que ça crée chez les gens de l'inquiétude au niveau des services. On parle de la quincaillerie et de la nourriture, c'est sûr que c'est une grosse perte d'après moi,
mentionne Mario Bernier.C'est une grosse perte parce qu'il va falloir aller à Roberval. C'est quand même beaucoup de distance pour une commission à quelques dollars
, ajoute Laurent Bouchard.C'est difficile tout le temps d'encaisser ces fermetures-là qui sont un petit peu des symboles qui s'accumulent de la dévitalisation de notre coin de pays
, souligne-t-il en entrevue à l’émission Place publique. Ça va me faire un pincement au cœur de voir l'établissement complètement désert là parce que ça va être la première fois, je pense que je la vois inoccupée de toute ma vie. Ça n'avait jamais été fermé avant ça
, renchérit-il.
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