Du Super Bowl au flag football canadien
Katie Sowers, première femme entraîneuse à participer au Super Bowl, espère maintenant se tailler une place dans l’équipe canadienne féminine de flag football. Un parcours inattendu, mais porteur de sens pour cette pionnière. La NFL s’est invitée sous plusieurs formes au camp de sélection de Football Canada, qui se tient au CEPSUM de l’Université de Montréal depuis jeudi. Parmi les visages connus : Antony Auclair, champion du Super Bowl, qui tente sa chance comme joueur, mais aussi Katie Sowers, ancienne adjointe à l’attaque des 49ers de San Francisco, devenue en 2020 la première femme et première entraîneuse ouvertement homosexuelle à atteindre le Super Bowl. Katie Sowers avec le receveur Louis Murphy Photo : Stephanie Campbell/Epic Photography Cette fois, c’est sur les lignes de côté du terrain montréalais qu’elle est attendue, non pas comme joueuse, mais comme entraîneuse invitée de l’équipe féminine de flag football. Elle pourrait notamment épauler Rachel Lessard, entraîneuse-chef du programme. Actuellement, l’équipe canadienne féminine de flag football est au 6e rang mondial, loin derrière les États-Unis, en tête du classement. Alors, pourquoi Katie Sowers, originaire du Kansas, n’a-t-elle pas choisi d'intégrer le programme américain? Bien qu’elle garde un souvenir inoubliable de son expérience au Super Bowl, remporté par les Chiefs de Kansas City, l'entraîneuse de 38 ans évoque des raisons personnelles et politiques pour justifier son choix de traverser la frontière. Katie Sowers et sa sœur jumelle Liz ne sont pas étrangères au monde du flag football. Ensemble, elles ont remporté cinq championnats nationaux avec les Braves de l’Université d’Ottawa au Kansas, Katie étant coordonnatrice de la défense et Liz, entraîneuse-chef. D’ailleurs, Liz l’accompagne au camp de sélection de l’équipe canadienne. Katie et Liz Sowers avec l'équipe féminine de flag football des Braves de l'Université d'Ottawa au Kansas. Photo : Instagram de Liz Sowers Source d'inspiration depuis sa percée dans la NFL, Katie Sowers a toujours voulu mettre en lumière le sport féminin. Ma passion, c’est d’encourager les femmes à s’impliquer dans le football, que ce soit comme joueuses ou entraîneuses. Il faut leur montrer que c’est possible, qu’il y a des occasions. Avec l’arrivée du flag football aux Jeux olympiques de Los Angeles, en 2028, elle croit à un tournant historique pour le sport. Le camp de sélection se conclura dimanche. Il reste à voir si Katie Sowers trouvera une nouvelle maison avec l'équipe canadienne.
J’espère pouvoir intégrer l’équipe en tant qu’entraîneuse. Mon objectif est d’aider le programme à grandir et à atteindre le sommet du classement mondial
, a confié Sowers, rencontrée au bord du terrain par Radio-Canada Sports.Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles je suis ici, à Montréal. Mes décisions sont guidées par mes valeurs. Beaucoup de choses se passent aux États-Unis en ce moment… Je n’irai pas dans les détails, mais disons simplement que je me sens plus alignée avec les valeurs que je retrouve ici, au Canada
, a-t-elle expliqué.
Depuis cinq ans, le flag football est devenu ma maison! J’ai vu une offre en ligne pour un poste dans l’équipe canadienne, et me voilà ici en train de vivre un rêve
, indique-t-elle.Le football reste encore un sport très conservateur, souvent vu comme réservé aux hommes. Mais le flag football aux Jeux? C’est énorme! Les spectateurs vont tomber amoureux de ce sport en raison de sa vitesse, de ses rebondissements, de son intensité.
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