Augmentations des loyers : le FRAPRU se mobilise pour dénoncer l’inaction du gouvernement
Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) lance dès lundi une semaine de mobilisations pour « s'attaquer à l'inabordabilité » des loyers et dénoncer l'inaction de Québec. Une quinzaine d'actions sont prévues dans plusieurs villes de la province afin de « lancer un message clair au gouvernement de François Legault ». Une quinzaine d'actions (occupations de terrains et de bâtiments, débats publics, marches et événements festifs) seront menées par les comités de logement membres de l'organisme. La semaine débutera lundi après-midi dans le quartier Parc-Extension sur un terrain acquis par la Ville de Montréal à des fins de logement social. Des rassemblements sont également prévus à Rouyn-Noranda, à Québec, à Gatineau, à Sherbrooke et à Rimouski. Les logements sociaux, qui comprennent les coopératives d'habitations, les logements à but non lucratif et les habitations à loyers modiques, représentent de 160 000 à 170 000 unités dans l'ensemble du Québec. Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Philippe L'Heureux Pour remédier au problème de l'inabordabilité, le FRAPRU souhaite que le nombre de logements sociaux double d'ici 15 ans, pour un total de 320 000 unités en 2040. Cela signifie de financer au moins 10 000 nouvelles unités par an, précise l'organisme. Le budget 2025-2026, présenté le 25 mars par le ministre des Finances Eric Girard, ne prévoit aucune enveloppe pour de nouvelles unités de logements sociaux, ce qui Par ailleurs, à la mi-avril, la ministre responsable de l’Habitation, France-Élaine Duranceau, a annoncé des modifications à la formule de calcul du TAL pour éviter des hausses importantes de loyer lors des périodes d'inflation. Ces changements seront apportés dès l'an prochain. Mais selon le FRAPRU, cette révision de la méthode de calcul Cette dernière fait plutôt valoir le registre des loyers afin de freiner la flambée des prix lorsqu'il y a un changement de locataire, puis un renforcement des protections législatives pour éviter les évictions. De plus, ce sont près de 150 000 ménages locataires dans l'ensemble du Québec qui paient plus de 50 % de leur revenu pour se loger, estime la porte-parole du FRAPRU. Cette semaine, on va mettre en lumière l'importance d'augmenter la place du logement social dans le parc locatif, car actuellement, leur part est de seulement 10 %
, a expliqué d'emblée Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, sur les ondes d'ICI RDI. 
C'est un patrimoine collectif important, qui sert de rempart dans les villes et les villages contre la crise du logement. Mais leur part est tellement maigre sur le marché locatif, donc ils ne peuvent pas jouer pleinement leur rôle
, déplore M. Laflamme. Pas de prévisibilité
nuit à la prévisibilité nécessaire au démarrage de nouveaux projets
, critique le FRAPRU.Il nous faut maintenant des investissements pour permettre aux municipalités qui ont acheté des terrains à des fins de logements sociaux de réaliser ces projets
, a martelé la porte-parole de l'organisme.Mais on n'a pas de prévisibilité du gouvernement du Québec
, a-t-elle dénoncé. s'est faite de manière unilatérale
.Pour le moment, on n'a pas l'impression que ça va permettre de contrer l'inabordabilité
, a ajouté Mme Laflamme. Mais même si on fait tout ça, la plupart des logements sont déjà trop chers
, déplore-t-elle, tout en précisant que depuis 2018, les loyers de la province ont augmenté d'environ 50 %.
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