L’industrie touristique du Nouveau-Brunswick s’explique mal les compressions
Des acteurs de l’industrie touristique du Nouveau-Brunswick s’expliquent mal la réduction du soutien financier qu’ils reçoivent. Dans son premier budget déposé le 18 mars, le gouvernement libéral de Susan Holt a amputé 905 000 $ de l’enveloppe destinée au tourisme. Les attentes de l’Association de l’industrie du tourisme du Nouveau-Brunswick étaient pourtant modestes. Joanne Bérubé Gagné croit que le moment est mal choisi pour faire des compressions dans le secteur du tourisme. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel Le budget présenté par le ministre des Finances, René Legacy, prévoit un déficit de près de 550 millions de dollars. Le gouvernement l’explique par les coûts en santé, par la baisse des revenus de la taxe de vente harmonisée (TVH) et par l’incertitude qui entoure les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis. Isabelle Thériault, ministre du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture, tente de se faire rassurante. Elle promet de minimiser l’impact de ces compressions budgétaires sur l’industrie touristique. Le ministre des Finances, René Legacy, a déposé le 18 mars le premier budget du gouvernement de Susan Holt. Photo : La Presse canadienne / Ron Ward Le tourisme n’est pas le secteur idéal pour des compressions, rétorque Joanne Bérubé Gagné. Elle indique que l'industrie touristique de la province soutient plus de 40 000 emplois durant la haute saison. La guerre tarifaire et les menaces du président Donald Trump d’annexer le Canada pour en faire le 51e État américain semblent irriter au plus haut point les Canadiens, qui refusent dans bien des cas de voyager aux États-Unis, s’il faut en croire les chiffres des compagnies aériennes (nouvelle fenêtre) et la baisse du nombre de passages à la frontière. Selon l'industrie touristique, c'était l'année idéale pour investir dans le tourisme et non pour faire des compressions. Ici, le village de Grande-Anse, dans la Péninsule acadienne, qui accueille des touristes l'été. (Photo d'archives) Photo : Getty Images / Vladone Dans ce contexte, Joane Bérubé Gagné croit qu’il y a une occasion à saisir pour attirer au Nouveau-Brunswick ces touristes qui ont fait une croix sur les destinations américaines. Elle en conclut que c’est le moment d’investir davantage dans le tourisme et non de procéder à des compressions. D’après le reportage de Babatundé LawaniOn ne s’attendait pas à une coupure. On ne s’attendait pas à une hausse non plus
, déclare Joanne Bérubé Gagné, conseillère principale à cette association.Pour nous, ça vient comme une surprise, parce qu’on avait participé aux consultations prébudgétaires
, ajoute-t-elle.
Nous ajustons le budget et nous voulons sauver de l’argent et le réinvestir ailleurs afin d’être plus efficaces
, a-t-elle affirmé.
C’est un secteur très bénéfique pour la province en termes de retombées économiques
, clame-t-elle.
Selon Destination Canada, il y a plus de 50 % des Canadiens qui n’ont jamais visité le Nouveau-Brunswick. Ils ne le voient pas comme destination touristique. Il faut trouver une façon de parler à ces gens et leur présenter ce qu’on a offrir
, dit la représentante de l'Association du tourisme.
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