Raviver la flamme scientifique des jeunes avec l’Expo-sciences
Les effets des changements climatiques en Basse-Côte-Nord, la démystification du diabète, une expérience sur la décroissance de la cyanobactérie : 11 élèves de la Côte-Nord, de Blanc-Sablon à Baie-Comeau, vulgarisent leurs découvertes pour le public vendredi et samedi. Les enseignantes et la coordonnatrice de Technoscience, qui chapeaute l'événement, souhaitent raviver l’intérêt des élèves pour la science. Selon elles, les inscriptions à la compétition ont chuté depuis la pandémie, tout comme l'intérêt des jeunes pour les activités scientifiques. Sa présence à l'Expo-sciences de Port-Cartier et celle de son élève Charlotte Joncas montrent le nouveau souffle que souhaite insuffler l'organisation, car il y avait cinq ans qu'aucun élève de Blanc-Sablon n'avait participé à l'événement. Elle espère d'ailleurs que d'autres élèves suivront l'exemple de Charlotte, l'an prochain. Charlotte Joncas et son enseignante de sciences, Delia Lavallée, ont fait le chemin depuis Blanc-Sablon. Photo : Radio-Canada / Michèle Bouchard L'organisatrice et coordonnatrice de Technoscience, Élodie Bourdier-Cano, se donne comme objectif de développer le volet pour les jeunes du primaire l'an prochain. Le nombre de participants a beau ne pas être très élevé, leur passion pour la science se fait bien ressentir. En quatrième secondaire, Flavie Duchesne en est à autant de participation à l’Expo-sciences. Cette fois-ci, elle y présente une expérience scientifique sur laquelle elle travaille depuis deux ans. Flavie Duchesne a fait plusieurs tests pour valider le taux de survie des daphnies, des crustacés minuscules. Photo : Radio-Canada / Michèle Bouchard Aujourd’hui, elle voit le chemin parcouru depuis sa toute première participation. Lyna Michaud, qui rêvait de participer à l'Expo-sciences dès le primaire, est habitée par la même passion. Elle dédie sa présentation à sa grand-mère, puisqu’elle est la raison pour laquelle elle s’intéresse autant aux sciences de la santé. Sa présentation permet d’en savoir plus sur le diabète. Lyna Michaud veut démystifier le diabète. Photo : Radio-Canada Les meilleurs projets de la région seront exposés à l'occasion de la Super Expo-sciences Hydro-Québec, la finale québécoise qui aura lieu à Montréal, en avril.C'est difficile de reprendre les activités comme avant
, confie l'enseignante en sciences à l'école Monseigneur-Scheffer de Blanc-Sablon, Delia Lavallée. Ce serait bien de recommencer, car ça permet de développer leur créativité, de les préparer pour l'avenir et de les aider à comprendre comment le monde fonctionne
, encourage Delia Lavallée. 
Je pense qu'on va y arriver et que l'intérêt va vraiment revenir. On n'a pas eu de jeunes du primaire cette année, mais je veux vraiment essayer de redonner le goût de la science dès le plus jeune âge
, lance-t-elle. Curiosité et soif de défis

J’ai utilisé les daphnies, des micro-organismes qui se nourrissent de cyanobactéries et qui peuvent diminuer leur concentration
, vulgarise-t-elle. J’étais gênée, je ne savais pas où m’enligner, raconte--t-elle. C’est ma quatrième régionale, j’ai vu beaucoup de projets, je sais ce qui fait la différence entre un projet qui va aller loin et un autre qui a moins de chance.

J'aide ma grand-mère avec son diabète, je lui demande de m’en parler. Et elle est venue regarder mon exposition. Je pense que les gens vont être sensibilisés : beaucoup ne savent pas c’est quoi, et pourtant ils en ont aussi dans leur famille.
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